Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/03/2014

Miséricorde

Cette semaine, la fête de Notre Dame de la Miséricorde (jour férié à Ajaccio) tombe un mardi. Je ne travaille donc que lundi et c'est bien suffisant, n'en déplaise aux laborieux acharnés. A cette heure (midi), je ne suis qu'à une après-midi du week end et ça me va très bien. Toutes les semaines devraient être ainsi. Et puisque je vais avoir un peu de temps libre, j'essaierai de trouver quelque-chose d'intéressant à raconter à mes (rares) lecteurs impatients et je l'espère, miséricordieux.

13/03/2014

Dépression post-Natale

En décembre 1979, une publicité sur les attraits d'un orgue électrique était diffusée en boucle à la télévision. Stéphanie, 7 ans, décidait de commander cet instrument merveilleux au père Noël.

A cette époque, la fillette et ses parents, devaient faire 3h de route pour se rendre dans le village où la famille passait les fêtes de fin d'année. Pendant tout le trajet, elle dormit la tête appuyée contre un important carton blanc sur lequel était écrit en grosses lettres noires "BONTEMPI".

La semaine qui précéda Noël se passa dans l'effervescence. Stéphanie ne cessait d'adresser au vieux bonhomme de fiévreuses prières pour qu'il n'oublie pas mon cadeau.

Le matin du 25 décembre arriva enfin. Lorsqu'elle dévala les escaliers la conduisant au salon, son père, surexcité, la héla: "Vite, vite !!!!! Il vient de partir, là, à l'instant !!!!! Tu peux encore l'apercevoir si tu te dépêches !"  Stéphanie, au comble de l'excitation, se précipita à l'extérieur, et scruta le ciel avec émotion. Mais nulles traces du traineau du père Noël. Cette année encore, il avait été plus rapide qu'elle. Déçue, elle se dirigea vers le salon et, au pied du sapin, découvrit l'orgue tant espéré. Elle exultait. A genoux, elle remercia le père Noël avec effusions, et se mit à jouer aussitôt. La méthode était très simple, il s’agissait d'une partition composée de chiffres correspondant à ceux écrits sur les touches.

La seconde semaine de vacances se poursuivit au son "mélodieux" de l'instrument tant convoité, puis le moment du départ arriva. Les préparatifs allaient bon train, les parents de la fillette s'affairaient pour caser tous les bagages dans la 104 Peugeot bleue.

Soudain, le père de Stéphanie surgit avec un énorme carton blanc portant l'inscription "BONTEMPI", et commença à démonter l'orgue pour l'y ranger. Prise d'un doute affreux, l'enfant se précipita pour lire le nom de la marque qui était écrite sur l'instrument et y déchiffra "BONTEMPI".

En larmes, elle se mit à hurler " C'EST LE CARTON SUR LEQUEL J'AI DORMI EN ALLANT AU VILLAGE !!!!! L'ORGUE ÉTAIT DEDANS ?! C'EST VOUS QUI L'AVEZ PORTÉ, PAS LE PÈRE NOËL !!!!!! Mais alors...ça veut dire que le père Noël n'existe pas ?"

Première et cruelle désillusion de l'enfance. Stéphanie avait 7 ans.

Le père Noël n'existe pas ? Bon, tant pis.

bontempi-orgue-electronique-valse-demodee-video.html

Bontempi-memplay-0-Copier-.jpg

08/03/2014

M'enfin !?

Ne serait-il pas plus que temps de parler ici de Gaston Lagaffe et de son génial inventeur André Franquin ?!

Le 28 février 1957 Gaston débarque à la rédaction du journal de Spirou, en ignorant ce qu'il vient y faire vraiment et surtout, sans savoir qu'il embellira la vie de milliers de lecteurs de tous âges.

"- Qui êtes-vous ?

- Gaston

- Que faites-vous ici ?

- J'attends.

- Qu'attendez-vous ?

- J'sais pas, j'attends.

- Qui vous a envoyé ?

- On m'a dit de venir...

- Qui ?

- Sais plus.

- De venir pour faire quoi ?

- Pour travailler.

- Travailler comment ?

- Sais pas...On m'a engagé.

- Mais vous êtes sûr que c'est ici que vous devez venir ?

- Beuh.."

S'il ignore, à son arrivée, quel sera son rôle au sein de la rédaction du journal, très vite, Gaston trouve ses marques: il sera un héros sans emploi. Et puisqu'il est sans emploi, il faut qu'il s'occupe. Aux cours des 40 années que dureront ses aventures, il déploiera une force à la fois créatrice et destructrice hors du commun.

Il est difficile de parler de Gaston en quelques lignes. Soit on s'arrête à une petite présentation sommaire et peu enrichissante, soit on fait une thèse.

Et puis comment parler de Gaston sans évoquer Fantasio, Prunelle, Lebrac, Jules-de-chez-Smith-en-face, Bertrand Labévue, Mademoiselle Jeanne, De Mesmaeker, Longtarin, sa Ford 509, son chat dingue et sa mouette, ses innombrables inventions (dont le Gaffophone) et gaffes, ses recettes de cuisine (son must: la morue aux fraises), son refus des conventions et des parcmètres, son sens de la justice, son grand cœur, son amour des bêtes et de la nature  ???

Une thèse donc. Mais si j'ai bien un point commun avec l'ami Gaston, c'est la paresse, rogntudjuu.

Je me contenterai donc d'adresser un immense MERCI à Monsieur André Franquin, un génie trop tôt disparu, un bienfaiteur de l'humanité et de la sécurité sociale. André Franquin qui nous a offert Gaston Lagaffe, le meilleur remède au chagrin, à l'ennui, à la dépression et qui donne à la vie "un je ne sais quoi de joyeux et de bondissant..."

gaston_lagaffe_028.jpgN.B: Le site archi complet d'un passionné: http://lagaffemegate.free.fr/

 

15:45 Publié dans BD | Tags : gaston lagaffe, franquin | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2014

Le retour de la Maxi Croquette

Voilà 10 ans qu'une célèbre marque de croquettes nous serine avec le retour de la Maxi Croquette. 15 Maxi Croquettes d'une valeur de 10 000 € chacune, seraient mises en jeu chaque année. Personnellement, cela fait 15 ans que je me ruine en croquettes, et je n'ai toujours pas trouvé cet objet de convoitise.

Et puis, à quoi ressemble-t-elle cette Maxi Croquette ? Qui nous dit qu'elle n'est pas comestible et que Minet affamé ne va pas la dévorer avant même que l'on s'aperçoive de sa présence ? Qui nous dit qu'elle existe VRAIMENT ?

Sur les paquets de croquettes, Stéphane de Tarbes et Cindy de Lanoux nous apportent à ce sujet leur précieux témoignage:

" J'ai découvert la Maxi Croquette en donnant à manger à mes deux chats. Elle bloquait les croquettes dans le sac. C'est une vraie surprise !"

"La Maxi Croquette est tombée dans la gamelle de mon chat Dingo !"

Édifiant.

Donc elle est existe vraiment. Hélas, malgré des achats compulsifs de sacs de croquettes et des recherches assidues, elle n'est toujours pas en ma possession.

Mais à défaut de Maxi Croquette, j'ai maintenant un maxi chat.

gros_chat_L.jpg

 

14:57 Publié dans Humour | Tags : maxi, croquette, chat | Lien permanent | Commentaires (0)

04/03/2014

Mais…c’est toujours le même concert ? (témoignage d'un été avec U2)

 Durant l'été 2009, une seule et même question :

- « Mais… c’est toujours le même concert ? »

Incompréhension générale. Je ne cherchais même plus à expliquer.

- « Qu’est-ce que tu fais le week-end du 15 août ?

- Je vais à Londres …pour un concert de U2.

- Encore ?! Bon, on se voit dans la semaine qui suit ?

- Je serai à Glasgow… pour un concert de U2.

- Ok. Fais signe quand tu rentres. »-

Parfois, la discussion s’arrêtait là. En général, elle se poursuivait .

- « Tu ne les as pas déjà vus à Barcelone, Paris et Dublin ?

- Oui, oui.

- Mais…c’est toujours le même concert ?

- Euh…»

A ce moment-là de la conversation, la personne s’éloignait en hochant la tête d’un air compatissant.

« Pauvre fille, devaient-ils se dire. Elle ne va pas bien du tout. Tout ça pour un concert... »

Je n’essayais même pas de m’expliquer. A quoi bon ? Comment expliquer que tout cela allait bien au delà de la perception qu’une personne lambda pouvait en avoir ? U2, c’était ma jeunesse perdue. C’était la « boum » de mes 16 ans, les amis partis trop tôt et qui n'ont pas pu m’accompagner dans ce périple.

Un ami m’avait écrit : « si ma vie est déjà un film en plusieurs parties, U2 pourrait en être la BO ». J'aurais pu écrire la même chose.

U2 a été là pour tous les grands moments de ma vie. Bons ou mauvais. Cet été-là, jamais je n’aurais dû assister à leurs concerts. Alors puisque je n’aurais pas dû y aller, j’y suis allée. Une fois, deux fois, six fois ! Encore et encore. Et plus j’y allais, plus j’avais envie d’y retourner. Et quand les premières notes de Space Oddity (signe de leur arrivée imminente), de David Bowie, résonnaient, le plaisir était intact. A chaque fois. Ça y est, ils allaient faire leur entrée, ils étaient là.

Mes idoles avaient vieilli, l'Unforgettable Fire semblait éteint, peut-être se ravivait-il quand le groupe se répétait « one million of dollars tonight »

Sous le tee-shirt de Bono, se dessinaient les courbes naissantes de poignées d’amour, propres à toute rockstar quinquagénaire qui (ne) se respecte (pas). Je suis tombée éperdument amoureuse de lui et de sa longue chevelure, à l’époque de The Joshua Tree.
De longue chevelure, il n’était plus question. Bono, un peu dégarni, avait sans doute fait des implants, une teinture (ratée) certainement.


Mais fi des rides et de l’embonpoint naissant ! Je les ai trouvés plutôt en forme (sans jeu de mot idiot). La voix de Bono, puissante et sensuelle, m'a transportée comme aux premières heures de ma folle passion pour ce groupe.

Et quand les premières de notes de Breathe, qui lançait le début du concert, se faisaient entendre, l’émotion saisissait les inconditionnels (oui, il y en a encore) présents dans ces stades à démesure humaine.

J'étais là aussi. J’ai vécu mon rêve jusqu’au bout. Etre en Irlande, surtout. Comme il me semblait y être, déjà, ce 8 décembre 1988 dans la petite salle des fêtes de mon quartier, repeinte aux couleurs de ce beau pays.

« Voir U2 à Dublin et… » NON ! Les voir encore, vibrer et puis VIVRE tout simplement.

Ce que j'ai retenu de mon été avec U2 ?
Les lieux merveilleux découverts, les émotions intenses ressenties, et puis surtout, surtout les belles rencontres. Des personnes qui partageaient la même passion et qui jamais, jamais ne m'auraient demandé:

« Mais…c’est toujours le même concert ? »

6500_1233903328231_4418521_n.jpg

watch?v=tYxQpxD3oQk

19:43 Publié dans Musique | Tags : u2, concert | Lien permanent | Commentaires (0)